Le Monde du 8/2/2018 – Epargne financière : la chasse aux frais est ouverte.

Les coûts liés aux Sicav et aux fonds communs de placement sont de plus en plus transparents pour leurs souscripteurs, mais certains aimeraient aller plus loin.

Le 10 janvier, l’European Securities and Markets Authority (ESMA), le gendarme européen de la protection des investisseurs, publiait un rapport en faveur de la transparence des produits d’épargne financière. Les clients particuliers d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), c’est-à-dire les Sicav et les fonds communs de placement (FCP), « paient deux fois plus que les clients institutionnels, avec des coûts moyens atteignant 25 % des retours sur investissements », soulignait-t-elle dans son premier rapport annuel sur les coûts des OPCVM distribués dans l’Union européenne (UE). Un niveau important qui plaide pour une meilleure communication des frais prélevés aux investisseurs.

Déjà, en 2018, la Commission européenne a accouché de trois nouveaux règlements en faveur de la transparence des frais. A commencer par « Markets in Financial Instruments Directive » (Mifid2), la directive concernant les valeurs mobilières, qui est entrée en vigueur le 3 janvier. Son clone pour les assurances-vie, la directive de distribution d’assurances (DDA), lui a emboîté le pas le 1er octobre 2018. Et un dernier texte, « Packaged Retail Investment and Insurance-based Products » (Priip), chapeaute Mifid2 et DDA et oblige à la délivrance d’informations précontractuelles standardisées.

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