Crédit immobilier : peut-on encore emprunter sans apport ?

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C’est un chiffre qui ne cesse d’augmenter. À la fin du mois d’août, la part des demandes de prêts immobiliers refusées par les banques – ce qu’on appelle parfois le taux de refus – s’élevait à 10,6% parmi les dossiers traités par le courtier spécialisé Vousfinancer. Elle était de 6,6% à la fin mai, et surtout de 5,5% sur l’ensemble de l’année 2019. Autrement dit, à l’heure actuelle, un candidat à l’emprunt sur 10 se voit fermer la porte au nez.

Les causes de ce durcissement de l’octroi de nouveaux prêts immobiliers sont connues. La première est institutionnelle : fin 2019, au terme d’une année historique pour le crédit immobilier (258 milliards d’euros de nouveaux crédits accordés), le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), sorte de « conseil des Sages de la finance » présidé par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a demandé aux banques de faire preuve de rigueur dans l’octroi des crédits immobiliers. La seconde est conjoncturelle : la crise du coronavirus, si elle ne semble pas encore avoir affecté le marché, fait planer le risque d’une récession économique d’ampleur, que les banques doivent intégrer à l’équation.